Entre silence et parole : la communication dans trois romans d’Emmanuel Carrère

نویسندگان

1 Département de français, Branche centrale de Téhéran, Université Azad Islamique, Téhéran, Iran

2 Département de français, Branche centrale de Téhéran, Université Azad Islamique, Téhéran, Iran

3 Département de français, Faculté des langues étrangères; Université Azad de Téhéran Centre, Iran,

doi
10.22129/plume.2025.506034.1323
چکیده

Cet article explore les fonctions du silence éloquent dans les œuvres d’Emmanuel Carrère à partir des cadres théoriques de Michel Ephratt (2008) et de Roman Jakobson (1956). Le silence est analysé comme un élément à part entière de la communication verbale et narrative, structurant l’implicite et engageant activement le lecteur. Le corpus comprend les romans La Moustache (1986), La Classe de neige (1995) et L’Adversaire (2000). La problématique posée est la suivante: comment le silence, en tant que forme discursive, agit-il comme moteur narratif et outil d’implication interprétative? L’hypothèse avancée est que le silence n’est pas simplement absence, mais producteur de sens, structurant la réception et la lecture. À travers une approche linguistique et stylistique, cette étude met en évidence les rôles pragmatiques, référentiels, émotionnels, empathiques et métalinguistiques du silence dans la narration carrérienne.Les mots clés : Michel Ephratt, Roman Jakobson, Emanuel Carrère, Implication-interprétative, fonctions du silence.