Lecture duchetienne de Daewoo de François Bon

نویسندگان

1 Département de langue et littérature françaises, Université de Shahid Beheshti, Tehran, Iran

2 Département de langue et littérature françaises, Université de Shahid Beheshti, Tehran, Iran

doi
10.22129/plume.2025.475735.1305
چکیده

On rencontre l'implantation de trois usines du groupe coréen « Daewoo » en Lorraine. Malgré les difficultés financières pour leur inauguration, cela se fait à coup de subventions colossales de l’Etat pour créer du travail dans la région. Cependant, se produit leur délocalisation. Ce roman à l’allure d’un reportage, regroupe les témoignages des anciens salariés et reproduit leur destin. La fermeture brutale des trois entreprises conduit au chômage de mille deux cents personnes. François Bon devient alors un écrivain dont la responsabilité éthique lui importe, un porte-parole des sans-voix qui retrace une société avec ses problèmes de manière fictionnelle et authentique. Le présent article tend à analyser Daewoo, l’un des récits de François Bon au prisme sociocritique de Claude Duchet. La majorité des écrits de Bon ont un lien avec la réalité sociale, et pour lui, la littérature se présente comme un moyen utilisé pour sauvegarder la mémoire de la classe ouvrière. Ainsi l’analyse de son œuvre à la lumière d’une approche sociocritique duchetienne est adéquate afin de souligner les concepts-clés du sociocriticien dans le roman ; ce sera aussi l’occasion d’explorer la dimension sociale du livre et la manière de repérer la socialité romanesque à travers les procédés mis en jeu par l’auteur.