Évacuation et rétention spatiales de la figure de la mère dans Une Femme d’Annie Ernaux

نویسندگان

1 Département de langue et littérature françaises, Faculté de littérature persane et langues étrangères, Université de Mazandaran, Babolsar, Mazandaran, Iran

doi
10.22129/plume.2025.515995.1333
چکیده

Cet article étudie la figure de la mère en suivant ses traces à travers les différentes dimensions spatiales, réelles ou imaginaires, qu’Annie Ernaux propose dans Une femme (1988). Pour aborder ce sujet dans ce court récit, nous nous appuyons sur les couples dialectiques et les termes spatiaux, présentés deux à deux en antinomies par Jean Weisgerber dans son ouvrage intitulé L’Espace romanesque (1978). Weisgerber croit qu’il n’y a pas d’espace qui nous soit véritablement donné et le lecteur lui-même doit faire ressortir le système de démonstration de l’auteur et parvenir à découvrir le lien établi entre le personnage et son milieu. Dans cette perspective, l'étude présente vise à analyser comment le regard d'Ernaux sur l’existence de sa mère- atteinte à un moment de sa vie de la maladie d'Alzheimer- met en exergue l’élargissement et le rétrécissement de la vie d’un être dans un monde qui l’accueille d’un côté et l’exclut de l’autre.