Mensonge comme élément narratif : Étude comparative de Sans Père et Le Troisième mensonge

نویسندگان

1 Département de Français, Faculté des Lettres, Université Alzahra, Téhéran, Iran

2 Département de Persan, Faculté des Lettres, Université Alzahra, Téhéran, Iran

doi
10.22129/plume.2024.437218.1277
چکیده

Le présent article est une étude comparée de deux romans, Le Troisième mensonge d’Agota Kristof, écrivaine hongroise d’expression française et de Sans Père de Mojdeh Salarkia, jeune romancière iranienne persanophone, deux textes habités par le mensonge. En lisant ces deux récits, on hésite entre le factuel et le fictif, entre la certitude et le flou ; on se pose des questions sur la réalité des identités et des péripéties mais on n’y peut guère trouver de réponses convaincantes. Le point de convergence de ces deux textes, bien éloignés l'un de l'autre du point de vue culturel et géographique, est le recours fréquent des personnages au mensonge, ou plutôt leur besoin obsessionnel du mensonge dont la pratique, censée les aider à survivre, les conduit vers le malheur. Nous appuyant sur les théories psychologique et psychanalytique en relation avec la pratique du mensonge, nous allons essayer de mieux comprendre comment par le biais du mensonge, les personnages essaient de se forger une identité pour s’intégrer dans le monde extérieur et essayer de rendre ce dehors conforme à leur moi mensonger.

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