Relire Fassih à la lumière de Beckett Les fonctions de l’intertexte dans L’hiver 62
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1 Maître assistante, Université Hakim Sabzévari
doi
10.22129/plume.2012.48871چکیده
Esmaïl Fassih est indubitablement l’un des romanciers iraniens les plus lus et les plus célèbres de l’époque contemporaine. Pourtant, quand on veut mentionner les plus grands romanciers, son nom ne figure presque jamais dans la liste de ceux qui font l’honneur de la prose romanesque persane. Son style, proche du persan parlé, ses nombreuses intrigues policières1, et ses personnages hauts en couleur font que les critiques rangent volontiers ses œuvres dans la catégorie de la « littérature populaire » ou de la « paralittérature ». Toutefois, les outils fournis par la nouvelle critique nous permettent de déceler dans son roman le plus célèbre, L’Hiver 62, un héritage littéraire jusqu’alors insoupçonné. Dans ce roman, le narrateur cite sporadiquement le chef-d’œuvre de Beckett, En attendant Godot, sans toutefois laisser apparaître un quelconque lien, entre ce qu’il lit et ce qu’il raconte. Cet article a pour but de dévoiler les liens intertextuels qui rapprochent le roman de Fassih de celui de Beckett.